
Au Brésil, l'avenir s'écrit au féminin
Dilma Rousseff, la dauphine désignée par Luiz Inacio Lula da Silva (Lula) pour lui succéder a remporté largement l'élection présidentielle au Brésil. Cette économiste de 63 ans devient le 36ème président du pays et la première femme à atteindre cette fonction.
Elle rejoint le club, pour le moment encore très fermé, des femmes chefs d'Etats comme Angela Merkel, Laura Chinchilla (Costa Rica), Cristina Fernandez de Kirchner (Argentine), Roza Otounbaïeva (Kirghizistan), Tarja Halonen (Finlande), Doris Leuthard (Confédération Helvétique).
Il est à noter qu'en France, le plus haut poste atteint par une femme politique fut celui de Premier Ministe, il s'agissait d'Edith Cresson du 15 mai 1991 au 2 avril 1992, à peine 1 an.
L'autre nouvelle du mois de novembre c'est le résultat des mid-term elections. Aux Etats-Unis, des élections générales ont lieu tous les deux ans et coïncident donc avec le scrutin présidentiel et la mi-mandat.
Dans la tradition politique américaine du "surge and decline", l'élection présidentielle s'accompagne généralement d'une majorité confortable pour le locataire de la Maison Blanche, par contre les élections de mi-mandat lui sont généralement défavorables.
Tout l'enjeu pour Barack Obama consistait à conserver la majorité à la Chambre des représentants et au Sénat de manière à pouvoir poursuivre ses réformes comme celle de la Santé.
S'il n'est pas responsable de la crise, Barack Obama n'a pas réussi à convaincre les Américains que les réformes engagées allaient dans le sens d'une résorption de celle-ci.
Au-delà de la défaite du président actuel, c'est la victoire des républicains qui est à souligner, notamment la montée en puissance de Sarah Palin qui devient une candidate très sérieuse à l'investiture grâce à la levée des fonds effectuée pendant cette campagne.
L'impact des Tea-party reste toutefois relative puisque deux candidats ont été élus, c'est autant que le nombre d'indépendants.
Il reste au président son droit de veto pour s'opposer aux lois que présenteront les représentants républicains. En conservant le Sénat, il reste quelques marges de manoeuvre pour engager de nouvelles réformes.
L'Union de l'Europe Occidentale (UEO) est la plus ancienne des insitutions européennes. En effet, si pour beaucoup l'histoire européenne débute par l'adoption du Traité de Rome en 1957, c'est bien le 17 mars 1948 avec l'adoption du Traité de Bruxelles que tout commence.
Dans son article IV, ce traité prévoit une clause d'assistance mutuelle entre les six signataires (fondateurs de l'Europe). Cet article sera à la base du Traité de l'Atlantique Nord ratifié en 1949 et qui institue l'OTAN.
Le traité de Bruxelles est modifié en 1954 par les accords de Paris à la suite de l'échec de la création d'une Communauté Européenne de Défense (CED). Dès lors le cadre de référence devient l'OTAN.
Toutefois, avec la création de l'UEO, l'Europe se dote d'une capacité politique de réflexion et de réaction dans le domaine de la Défense et de la Sécurité dans un contexte très tendu lors de la "guerre froide".
La plus-value de cette institution réside dans sa composition. En effet, alors que de nombreux domaines de la politique européenne sont pilotés par la Commission, la Défense est un sujet qui échappe à la compétence des Commissaires européens. Des délégués des parlements européens sont invités à siéger, il s'agit d'une assemblée interparlementaire. De plus, des membres extérieurs à l'Union Européenne participent aux travaux de cette institution (Russie, Ukraine, Turquie, Norvège et Islande).
Malheureusement, l'adoption du Traité de Lisbonne a eu pour conséquence d'entraîner la dissolution de l'UEO. Cette décision prise le 31 mars 2010 deviendra effective dans un an. D'ici là, les parlementaires auront à coeur de poursuivre la production de rapports d'une rare qualité, qui était la marque de fabrique de l'UEO.
A titre personnel, j'assiste depuis 2007 aux sessions organisées en décembre et en juin. J'étais les 15 et 16 juin à Paris, au Palais d'Iena, pour voir la présentation des rapports. On ne peut que regretter la disparition d'une telle institution qui offrait un cadre de travail européen aussi fort dans un domaine aussi complexe et souvent réservé qu'est la Défense. Pour citer l'une de nos représentantes française dans cet hémicycle (la Sénatrice Josette Durrieu) : "l'institution avait des objectifs importants mais était fragile par sa structure".
Je vous recommande le site de l'Assemblée de l'UEO où vous pourrez consulter les rapports des parlementaires : www.assembly-weu.org/fr/
La conférence de Copenhague nourrissait beaucoup d'espoirs, le monde restera sur sa faim devant l'incapacité de nos gouvernants à parvenir à un consensus autour du défi climatique.
La terre se réchauffe, et heureusement d'ailleurs si on observe l'évolution sur des temps longs, sinon le delta du Rhône serait encore pris par les glaces en hiver (comme à l'époque du petit âge glaciaire).
La question n'est pas de savoir si la planète se réchauffe ou non, mais bien de quantifier l'accélération du phénomène, son accumulation (c'est-à-dire l'impact du réchauffement sur le phénomène en lui-même, on se rend compte par exemple que la fonte des glaces relâche du CO2 qui contribue à l'effet de serre) et bien entendu la part de l'activité humaine dans ce phénomène.
Au-delà de tous les discours convenus, déjà bien étayés je voudrai mettre en lumière une proposition souvent oubliée et qui, à mes yeux, a toute son importance. Nous serons bientôt trop nombreux pour notre planète! (9 milliards d'être humains d'ici 2050).
Loin de moi l'idée de cautioner les contrôles des naissances totalitaires et ses dérives eugénistes, ni la guerre, mais il est évident qu'une réduction de la population conduit à une réduction des besoins et donc une baisse de l'extraction des ressources de notre planète.
Dans cette perspective, ce qui peut nous sauver c'est : l'EDUCATION! Le phénomène de transition démographique a ceci de merveilleux qu'il conduit imparablement à la réduction de la natalité. Il faut favoriser la scolarisation des enfants, notamemnt dans les pays pauvres avec une forte natalité. C'est une voie de co-développement salutaire pour les pays les plus en difficultés devant être prise en charge solidairement par les pays développés.
Le président iranien réelu pendant l'été a une nouvelle fois profité d'une tribune pour invectiver l'Occident et lsraël. A défaut de vitupérer les américains c'est la France qui fait les frais de la diatribe de ce politique peu diplomate.
Alors que l'Iran a été sous les feux de projecteurs dernièrement avec les contestations du scrutin présidentiel, la France s'est retrouvée mêlée à la tempête médiatique avec l'affaire Clotilde Reiss.
Passant à l'offensive, le président Sarkozy s'est permis de critiquer la qualité des dirigeants iraniens. Le retour de "boomerang" ne s'est pas fait attendre, soulignant au passage la médiocrité de l'argumentaire français.
Ce qui doit interpeler c'est le fait que la tension se focalise entre France-Iran et plus essentiellement entre USA-Iran. Il est à espérer que la médiocrité ne termine pas en lâcheté totale avec la libération de prisonniers iraniens détenus en France.
Le premier message de cette rubrique était consacré au décès d'un soldat du 3ème RIMa de Vannes survenu le samedi 1er août dans la vallée de Kapisa (Afghanistan). Malheureusement, ce même régiment doit déplorer ce week-end la perte supplémentaire de deux hommes dans un temps.
Je reste partisan du maintien de nos forces en Afghanistan car la France au sein de la coalition participe au rétablissement d'un état de droit et à l'apaisement des tensions dans une région hautement stratégique.
L'engagement français dans la coalition est triple:
_ repousser les talibans par des actions militaires coordonnées avec les autres contingents ;
_ mener des actions civilo-militaires: appuyer grâce à l'armée les actions menées au profit de la population civile par des organisations civiles ;
_ assurer la formation de l'armée nationale afghane (ANA) : au travers des Operational Mentoring and Liaison Team (OMLT), la France participe à forger l'armée régulière afghane qui demain assurera la sécurité sur ce territoire.
Malgré le traumatisme que vivent les familles endeuillées, il ne serait pas raisonnable d'abandonner ce vaste pays au chaos interne, avec le risque que ce chaos ne se propage dans le monde. A ce titre, une attention particulière doit être portée sur la situation du Pakistan qui est très liée à la situation afghane.